Pourquoi avoir chanté pour le FREJES ?
Je suis musicien et mon rôle au-delà de faire plaisir est aussi de conscientiser les gens sur les fléaux. C’est un honneur pour moi que PPSAC et les autres partenaires m’aient associé à cette lutte. C’est avec joie que les mots pour composer cet hymne sont arrivés tout naturellement. La mélodie est née dès qu’on m’en a fait la demande. Je me suis plongé dans la lecture des documents et bouquins que PPSAC a mis à ma disposition. Le titre de cet hommage est « PPSAC ».
Que penses-tu de ce projet ?
C’est une noble cause de lutter pour préserver des vies. C’est un honneur pour moi de faire partie de cette aventure et je serais toujours disponible chaque fois qu’on fera appel à moi.
Quelle est ton actualité ?
Je viens de rentrer de New York à l’ONU où j’ai été invité à l’occasion de l’expression universelle par le tambour parrainé par le Cameroun et aussi à l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Aussi avec le Fadaah Kawtal nous étions invités pour le concert de Baba Maal à Douala et Yaoundé. Je travaille dans le cadre de la bande originale d’un film qui sera tourné au Cameroun par la France, doublé d’un disque d’Isnebo et Fadaah Kawtal. Le titre du film : King of sahel.
Pourquoi tes albums sont-ils de plus en plus rares sur le marché ?
Au pays je suis mon propre producteur et c’est difficile. Sur le plan international c’est le «label bleu» qui s’en charge. Et quand je vois les ravages de la piraterie, je préfère investir ce que j’ai ailleurs. Devant la grande demande du public je les rendrais disponible à nouveau avec l’aide de « culture Mboa » (NDLR : structure de distribution d’Emmanuel Wandji) qui est une structure de distribution assez fiable et moderne.
As-tu les nouvelles de Moktar ? (Membre du groupe Fadaah Kawtal ayant témoigné de sa séropositivité, Ndlr)
Il se porte très bien. Il est d’ailleurs à Yaoundé. Nous nous voyons chaque fois que nous pouvons. C ’est un frère.
Que dis-tu à tes nombreux fans ?
Propos recueillis par Salma Amadore

