Une bataille face à un sujet tabou
> Selon M. Richard Ngassa Kessou, directeur de la Society for Women Against AIDS (SWAA) Cameroun antenne du centre, parler de sexualité aux jeunes consiste à les préparer à aimer leur corps et bien le garder. C’est une école de la vie qui prévient les changements à survenir sur leurs comportements afin qu’ils aient une vie sexuelle épanouie. Cette éducation permet aux jeunes de savoir contrôler leurs pulsions sexuelles. Cette éducation doit se faire aussi bien par le parent que par le professeur. Les parents, doivent se soumettre à cet exercice quand l’enfant commence à poser des questions. Surtout, ne pas éviter de les contourner. Procéder par une méthode selon l’âge de l’enfant. A l’école, les encadreurs prennent le relais afin de mieux expliquer l’importance de connaître sa sexualité. Les notions apportées dans les leçons de sciences concernant l’organisation et le fonctionnement des organes sont à encourager, de même que les thèmes sur les IST y compris le VIH. Elles permettent de prévenir la jeunesse sur les dangers qui entourent la sexualité. Monsieur Richard Ngassa précise qu’il faut éviter les appellations masquées liées aux sexes. Appeler chaque chose par son nom, cela habitue le jeune à ne pas éviter d’aborder une conversation quand il en a envie. Il incombe aussi aux jeunes d’éviter l’isolation et la solitude. Face à un problème de sexualité, en parler à ses parents, un proche ou un éducateur, est le premier pas à franchir.
Roméo Dzékeng (100%Jeune, n°106- SEPTEMBRE 2009)
Une bataille face à un sujet tabou

